Diana Spencer (1735 - 1808) : Sa femme est née le 24 mars 1735. C'est la première Lady Di de l'histoire.
Elle est la fille de Charles Spencer, 3ème Duc de Marlborough et 5ème Comte de Sunderland. Elle est l'aînée d'une lignée de 5 enfants : Elizabeth, Georges, Charles et Robert. Elle est élevée à Langley Park, Burkimghamshire, où elle est initiée à la peinture par Joshua Reynolds. Lorsque son père hérite de Blenheim Palace, elle a neuf ans, elle grandit alors au milieu des grands maîtres de la peinture : Rubens, Raphaël, Van Dyck et le Titien. Cet environnement permet-il d'en faire une pastelliste reconnue quelques années plus tard?
Elle était destinée à une vie facile d'aristocrate, promue à un beau mariage...A l'âge de 22 ans, elle devient Vicomtesse Bolingbroke. A l'occasion de son mariage avec Frederick Saint-John, surnommé "Bully", les rumeurs de l'époque répandent le fait que ce mariage, avec "The Battersea Baron", autre surnom de Saint-John, n'est que le fruit d'un pari lors d'une "partie frivole" dans les jardins du Ranelagh. Ce dernier est reconnu pour être un fameux "coureur de jupon", un joueur et un fainéant...
Mais, après tout il a un titre, un héritage et a accès à la cour...En 1761, elle devient dame d'atour de la Reine Charlotte. Mais très vite Lady Di reconnaît s'ennuyer au sein de la famille royale. Malgré la naissance de ses deux fils : Georg Richard (1761) et Frederick (1765), elle supporte mal l'infidélité de son mari, quitte le domicile conjugal à l'automne 1765 et entame une relation adultère avec Topham Beauclerk.
Artiste amateur de talent, elle illustre des oeuvres de Dryden et Walpole. Sa bonne technique du Pastel lui permet de portraiturer ses enfants, ses jumelles entre autre. Elle fournit des dessins à Wedgwood pour illustrer ses séries de porcelaine.
A la mort de Topham Beauclerk en 1780, et du fait de la diminution de ses revenus de 1000 Livres par an (118 000 Euros), elle se retire à Twickenham, Richmond. Elle y décède le 1er Août 1808.
les jumelles nées à Londres le 20 août 1766
Mary Day Beauclerk (1766-1851) : Elle n'a, comme sa soeur jumelle, aucun contact avec ses demi-frères jusqu'en 1787, date de sa rencontre avec l'un d'entre eux George Richard, sa femme Charlotte et leurs trois enfants.
A la suite de cette rencontre, elle entretient une relation incestueuse avec George Richard, sous le regard bienveillant de Charlotte! De cette relation naît, en 1788, un premier enfant à Paris, que la femme de George Richard, qui l'a accompagnée, tente de faire passer pour son fils, afin d'éviter le scandale.
Trois autres enfants vont naître dans les années suivantes et, sept ans plus tard, alors que le couple s'est réfugié à Heidelberg en Allemagne, George Richard abandonne Mary et ses quatre fils. Délaissée Mary se console en épousant Francis Van Jenison Walworth, grand chambellan de la Maison du Roi de Wurtemberg, avec lequel elle aura quatre enfants. Elle décède en juillet 1851 à Neuenheim à l'âge de 84 ans.
Elizabeth Beauclerk (1766-1793) : Marquées, d'une part, par le divorce de sa mère Diana Spencer avec son premier époux Frédérick Saint-John Brolingbroke, en vue d'épouser Topham Beauclerk en 1768; et d'autre part les intrigues de sa soeur jumelle Mary Day, les fiançailles d'Elizabeth avec George Augustus Herbert ont alimenté largement le "moulin aux ragots", y compris au sein de la société abonnée au Times.
“The approaching nuptials of Lord Herbert and Miss Beauclerk promise well, and Hymen, who has been rather in the dumps during the winter, appears to be in high spirits on this occasion. There are those qualities and graces on both sides which from the constituent part of connubial happiness, and we hope and trust that no envious daemon will possess the power of troubling the pure fountain of their felicity.”
Elle décède en donnant naissance à son quatrième enfant le 25 mars 1793.
Anne Charlotte (1767-1851) : aucune information vérifiable n'est en possession de l'auteur de l'article.
Charles Georg (1774-1845) : est né le 20 janvier 1774 à Horsham dans le Sussex. Comme son père, il fait ses études à Eton à partir de 1782, puis "Christ Church" à Oxford en 1790. En 1794, il débute son Grand Tour. Le 29 avril 1799 il épouse Emily Charlotte Olgivie, avec laquelle il aura 13 enfants.
Il est considéré par ses contemporains comme "...un parfait gentleman intelligent, à la bonne éducation...", mais d'une timidité telle qu'il semble qu'elle l'a desservi dans sa réussite, sociale et politique, à laquelle ses talents pouvaient lui faire prétendre.
Il est membre du Parlement pendant deux ans, dans le rang des Whigs. Il est ami de Henry Vassal-Fox, 3ème Baron de Holland.
Après son mariage, il se retire de la vie politique.
Il décède le 25 décembre 1845.
Les amis
Samuel Johnson (1709-1784) appelé Dr Johnson en raison du titre universitaire de docteur en droit qu'il lui fut accordé à titre honorifique, est l'un des principaux auteurs de la littérature anglaise., en tant que : poète, essayiste, biographe, lexicographe, traducteur, pamphlétaire, journaliste, éditeur, moraliste et polygraphe. Il est également un critique littéraire des plus réputés. Anglican pieux et fervent Tory il est considéré comme étant "le plus distingué des hommes de lettres de l'Histoire de l'Angleterre". La première biographie, qui lui fut consacrée, est parue en 1791 "The life of Samuel Johnson" de James Botswell est sûrement la plus célèbre de tous les travaux de biographie de toute la littérature.
Il est né le 18 septembre 1709 à Lichfield, Staffordshire de Michael Johnson, libraire, et de Sarah Ford. Il fait ses études à Oxford, "Pembroke School" grâce à l'héritage de 40 livres d'une cousine de sa mère, mais au bout d'un an il est obligé de les interrompre, faute d'argent.
Le 9 juillet 1735, il épouse une veuve avec trois enfants, de 17 ans son aînée, Elizabeth Jervis Porter.
Après avoir exercé le métier d'instituteur, il part à Londres et commence à écrire des articles dans The Gentleman's magazine. En 1744, il publie la biographie de son ami le poète Richard Savage "The life of Mr Richard Savage", puis les poèmes "London" et "The Vanity of Human Wishes", ainsi qu'une tragédie" Irene".
Après neuf années de travail, il publie en 1755 le "Dictionnary of the English Language" qui participe sûrement à sa popularité et est considéré comme son oeuvre majeure, dont les répercutions sont considérables sur l'anglais moderne. Ce dictionnaire est, pour la langue anglaise, l'équivalent du dictionnaire de l'Académie Française. Il est décrit en 1977 par Batte comme "le plus grand exploit individuel de l'érudition". Jusqu'en 1928, date de parution du Oxford English Dictionnary, il est le dictionnaire britannique de référence.
En 1763, il se lie d'amitié avec James Boswell. Plus tard, avec ce dernier, il parcourt l'Ecosse et décrit son voyage dans "A Journey to the Western Island of Scotland". Vers la fin de sa vie, il rédige "Lives of the Most Eminent English Poets", qui est le recueil de biographies de poètes des XVII et XVIIIème siècles.
Grand et robuste, il déroute les personnes, qui le rencontrent pour la première fois, par des gestes bizarres et des tics, ce qui fera diagnostiquer plus tard qu'il était atteint du syndrome de Tourette (trouble neurologique héréditaire, décrite par Gilles de la Tourette, neurologue élève de Charcot). alors inconnu au XVIIIème.
Il meurt le 13 décembre 1784 à Londres et est enterré à l'Abbaye de Westminster.
Bennet Langton (1736-1801) écrivain anglais et membre fondateur du Club Littéraire ("Turk's Head").
Il est né en janvier 1736 du révérend Bennet Langton et de son épouse, Diana, fille d'Edmund Torner de Stoke Rochford Hall dans le Lincolnshire.
En 1757, il est diplômé du "Trinity Collège" d'Oxford.
Son intérêt pour The Ramble, périodique de Johnson, l'introduit auprès de ce dernier. C'est par l'intermédiaire de Langton que Johnson fait la connaissance de Topham Beauclerk.
Ami fidèle de Johnson, il l'assistera dans les dernières années de sa vie et lui succède comme professeur de littérature ancienne à la Royal Academy. Il participe à "The Idler", série de 103 essaies, dont douze sont rédigés par Johnson, publié dans la Chronique Universelle entre 1758 et 1760.
Il est immortalisé par Joshua Reynolds, ainsi que par Johann Zoffany au travers du tableau intitulé "Bennet Langton contemplant le buste de Johnson par Nolleken".
Il meurt le 18 décembre 1801 à Southampton.
Horace Walpole (1717-1797), 4ème Comte d'Orford, plus jeune fils du Premier Ministre : Robert Walpole, né à Londres, est un homme politique, un écrivain et un esthète. Auteur en 1764 du "Château d'Otrante", qui inaugure le genre du roman Gothique..
Il étudie à "Eton College", puis à "King's college" à Cambridge. Très tôt il a conscience de son homosexualité, et a une liaison avec le poète Thomas Gray, qui l'accompagne lors de son Grand Tour, au cours duquel ils se querellent. Par la suite, il entretient une relation avec Henry Fiennes Clinton, 9ème Comte de Lincoln.
En 1741, de retour en Angleterre, il entre au Parlement, bien que sans ambition politique il reste député après la mort de son père en 1745.
En 1765, de voyage à Paris il rencontre la Marquise du Deffand, à laquelle il se lie et entretient une correspondance soutenue jusqu'à la mort de cette dernière en 1780.
Très dévoué au Roi Georges II et à la Reine Caroline, il prend parti contre leur fils, Frederick, Prince de Galles lors des élections générales de 1747.
A la même époque, il acquiert une petite maison du XVIIème siècle avec 5 acres (20 hectares) qu'il va, au fil des années transformer, en un château néo-gothique : Strawberry Hill. En 1757, il y établit une petite imprimerie et une maison d'édition, véritable première Private Press : la Strawberry Hill Press.
A partir de 1762, il fait paraître ses Anecdotes de peintures en Angleterre, mémoires de la scène sociale et politique géorgienne.
Il est l'auteur de l'épigramme : "La vie est une comédie pour ceux qui pensent et une tragédie pour ceux qui ressentent"..
Il meurt en 1797 et avec lui s'éteint le titre de Comte d'Orford, dont il a hérité, en 1791, à la mort de son neveu, célibataire et malade mental.
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